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Sorties médias Décembre 2014

Sorties médias Décembre 2014

03/12/14 : La terrible condition des enfants des rues en Egypte http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-charles-champagnat/031214/la-terrible-condition-des-enfants-des-rues-en-egypte

Un quotidien privé papier égyptien a publié récemment un article intitulé « Enfants des Rues : la solution brésilienne » dans lequel l’auteur décrivait la politique brésilienne pour se débarrasser des enfants des rues comme un succès. Cette politique s’était notamment soldée par l’assassinat de 50 enfants devant une église en 1993 par les terribles « escadrons de la mort ». Cet article a provoqué un scandale dans ce pays où au moins 50 000 enfants vivent dans la rue.
Le pays a ratifié la Convention sur les Droits de l’Enfant depuis 1990 et ce sans aucune réserve depuis 2003. La loi égyptienne relative à l’Enfant date de 1996 et elle a été amendée en 2008. Elle garantit les droits de l’enfant tels que mentionnés dans la Convention. Ces droits sont encore renforcés par l’article 80 de la Constitution qui date de 2014. Il indique que « toute personne n’ayant pas atteint l’âge de 18 ans est un enfant ». Force est de constater que l’Etat égyptien manque à ses devoirs puisqu’au-delà des 50 000 enfants vivant dans la rue, ils seraient entre 100 000 et 1 million y travaillant comme petits vendeurs, laveurs de voiture, etc…. Les petites filles sont sollicitées sexuellement dès leur plus jeune âge et finissent par se prostituer. D’ailleurs, la prostitution des filles et des garçons se banalise et constitue une source de revenus pour les enfants. Par ailleurs, la plupart des enfants des rues sont confrontés à la drogue.
Ces enfants sont souvent issus de familles pauvres ou tentent d’échapper à la violence familiale. Mais, ils, rencontrent dans la rue encore plus de violence et d’abus qu’ils travaillent, mendient ou volent pour subvenir à leurs besoins. Outre la difficulté de leur vie dans la rue, ils accèdent difficilement à des soins car les hôpitaux refusent de les soigner car ils sont considérés comme sales. Ils n’ont aucun droit et souvent ils n’ont même pas de carte d’identité. Il faut dire que dans ce pays, les enfants des rues sont accusés d’être porteurs de maladies, facteurs d’insécurité et de violence.
Certes, il y a une volonté actuellement de la part du Ministère de la Solidarité pour comprendre le phénomène et tenter de l’éradiqué. Mais l’option choisie par le gouvernement fait bondir les ONG locales puisqu’il semble que la politique privilégiée serait l’éloignement de ces enfants dans des centres de détention ou spécialisés à l’écart de la ville. Cela compromet l’objectif principal poursuivi par des ONG qui consiste à mettre en œuvre la progressive réinsertion des enfants des rues dans la société.
En effet, les autorités égyptiennes recourent à des méthodes plus répressives puisque beaucoup d’enfants ont disparu de la rue ces dernières années. D’après les ONG, la police pratiquerait des rafles pour les conduire en centre de détention. Là, ils sont mis en contact avec des adultes délinquants et/ou criminels ce qui rend encore plus difficile leur possible réinsertion. Quand, ils sont placés en centre pour mineurs, ils subissent des violences et des abus sexuel comme l’ont dénoncé, récemment, les associations locales.
Du coup, l’espoir que le Ministère de la Solidarité se penche sérieusement sur la situation est mis en doute car il mène une véritable croisade contre les ONG qui ont osé dénoncer ces pratiques.

03/12/14 : Attraper les rêves des enfants des rues
http://zebrea.com/attraper-les-reves-des-enfants-des-rues/

Au Kenya, le centre WEMA a mis en place le programme Dreamcatcher : dans un bus rénové et équipé d’ordinateurs, l’organisation vient en aide aux enfants des rues de Mombasa pour qu’ils développent des compétences essentielles en informatique, linguistique et arithmétique.
L’objectif à court-terme de ce programme est d’améliorer la litératie et la numératie des enfants des rues à travers des jeux interactifs. À long terme, l’objectif est de susciter l’intérêt des enfants pour le système d’éducation afin qu’ils quittent les rues et qu’ils se réconcilient avec leurs familles.
Dans le cadre de leurs activités de sensibilisation, le personnel du centre va à la rencontre des enfants des rues pour identifier les principaux leaders. Ces derniers deviennent les “porte-paroles” du programme d’éducation. Le bus est donc un moyen de gagner la confiance des enfants des rues tout en leur permettant d’acquérir des compétences essentielles.
Le bus et les activités proposées sont gérés par des étudiants bénévoles en stage de l’université technique de Mombasa. Les leçons sont proposées sous forme de jeux interactifs, permettant aux enfants de développer leur coordination, ainsi que les connaissances linguistiques et arithmétiques de base. Les enfants sont aussi encouragés à travailler ensemble et à apprendre les uns des autres. Enfin, les bénévoles offrent des sessions de conseils personnalisés alors que le centre Wema complète ce programme d’éducation en proposant des services alimentaires et médicaux aux enfants participants.
Entre avril 2013 et avril 2014, l’équipe du centre Wema et les bénévoles de l’université ont aidé plus de 700 enfants, dont 80% était des garçons. L’âge moyen des participants était de 13 ans, avec des enfants âgés de 2 à 26 ans. Après avoir fait l’acquisition récente de vingt ordinateurs portables, le centre prévoit de développer un meilleur système de suivi en ligne des élèves et de développer un cursus plus adapté à la diversité des besoins observés.

05/12/14 : L’ONG Village Pilote forme des jeunes de la rue
http://french.dakar.usembassy.gov/village_pilote_fr.html

Le lundi 6 février, l’Ambassadeur Lewis Lukens et Mme Lukens ont visité le centre de l’ONG Village Pilote au Lac Rose. Ils étaient accompagnés de M. Henderson Patrick, Directeur de USAID/Sénégal, et d’autres membres de l’Ambassade. Village Pilote est une ONG qui fournit de la nourriture, du logement, de l’éducation et de la formation professionnelle à des talibés et des enfants des rues. Village Pilote a débuté ses activités au Sénégal depuis près de vingt ans et dirigent deux centres, l’un à Pikine et un autre à proximité du Lac Rose.
Le centre du Village Pilote au Lac Rose loge 20 à 25 jeunes hommes de 18 à 25 ans. La plupart de ces jeunes hommes sont d’anciens talibés qui ont vécu dans les rues de Dakar pendant de nombreuses années, souvent après avoir eu divers démêlés avec les autorités policières. La plupart de ces jeunes hommes ne savent ni lire ni écrire. Village Pilote les initie à la lecture, à l’écriture et aux mathématiques. Tous ces apprentissages sont orientés vers la formation professionnelle. Les jeunes hommes apprennent des mots et des termes en français qui leurs seront utiles dans leur formation professionnelle en maçonnerie, menuiserie, construction, agriculture, etc. Village Pilote les aide également à trouver des stages qui mènent souvent à un emploi à plein temps, à l’autosuffisance et à une vie indépendante. « La partie la plus gratifiante de ce travail », a déclaré Loic Treguy, co-fondateur de Village Pilote, « c’est quand un ancien résident visite le centre du Village Pilote et montre qu’il a maintenant un emploi et est un membre productif de la société ».
La visite de l’Ambassadeur Lukens au centre du Village Pilote lui a permis de comprendre, en grande partie, ce vaste et complexe problème des enfants qui mendient dans les rues de Dakar. Sa visite démontre également l’engagement du gouvernement américain à mettre fin au trafic illégal des enfants au Sénégal et dans la région.

5/12/14 : Concert caritatif jazz à l’Alliance française au profit de l’association française Les Enfants du Soleil (11 décembre)
http://www.rfi.fr/com/20141205-concert-caritatif-jazz-alliance-francaise-profit-association-francaise-enfants-soleil-1/

Un concert caritatif jazz sera donné au théâtre de l’Alliance française le jeudi 11 décembre prochain à 20:00 au profit de l’association française Les Enfants du Soleil.
L’Alliance française a été créée en 1883. C’est aujourd’hui un mouvement en constant développement, qui regroupe la Fondation Alliance française à Paris, reconnue d’utilité publique, et plus de 800 Alliances françaises, associations autonomes et de droit local, dont 741 enseignent le français à plus d’un demi-million d’étudiants.
Les Alliances de réseau sont implantées dans 135 pays sur les 5 continents. Leurs 8 000 enseignants et leurs 550 000 étudiants font vivre la langue française chaque jour à travers le monde et contribuent à favoriser la diversité culturelle et les échanges entre les peuples.
Créée en juillet 2007, la Fondation Alliance française a pour mission de coordonner le réseau mondial, en lui apportant expertise, conseils et soutien. Elle s’attache à préserver un ensemble commun de valeurs et propose les grandes lignes d’action, dans le respect des spécificités locales.
L’association française Les Enfants du Soleil a pour principal objet de secourir les enfants des rues. Créée en 1985, elle concentre depuis 1995 tous ses moyens pour venir en aide aux enfants des rues totalement démunis de Madagascar. Elle prend en charge plus de 2 500 personnes. Ses actions consistent dans l’accueil, l’hébergement, l’éducation, la formation professionnelle et la réinsertion dans la vie active avec un métier. Reconnue d’utilité publique, elle ne vit que grâce aux dons et organise, à ce titre, chaque année des grands événements qui sont l’occasion de collecter des fonds.
Ce 11 décembre, la Fondation Alliance française, partenaire fidèle des Enfants du Soleil, accueillera un concert de jazz, magistralement interprété par l’harmonie de chambre des gardiens de la paix dirigé par Jean-Jacques Charles ainsi que Nadia Idamar et Aymeric Danjou de l’Institut national des jeunes aveugles (I.N.J.A). Cette année, pour la première fois, l’harmonie de chambre des gardiens de la paix s’associe à cette belle action en faveur des enfants des rues. L’esprit avec lequel ses musiciens interprètent leurs morceaux ainsi que la passion qui les anime sur scène vous feront, sans aucun doute, passer une excellente soirée.

10/12/14  : http://www.citoyendesrues.org/benin/collecte-au-profit-du-noel-des-enfants-des-rues-de-cotonou/

BENIN : Collecte au profit du Noël des enfants des rues de Cotonou
La période de Noël est pour un enfant, une période de fête et de joie qu’il peut célébrer, entourer de sa famille. Pour un enfant des rues, il s’agit d’une période difficile pendant laquelle sa différence et ses carences se font beaucoup sentir. C’est pourquoi pour la quatrième année, Citoyen des rues Bénin souhaite organiser un événement pour Noël qui permette aux enfants du foyer Sonagnon de retrouver pendant un moment, l’esprit de cette fête, ainsi que leur âme d’enfant.
En 2013, Citoyen des rues avait offert quelques jours à Ouidah aux enfants. Cette année, nous souhaitons aller plus loin et permettre vraiment aux enfants, pendant 4 jours du 23 au 26 décembre 2014, de sortir des rues de Cotonou en les emmenant vers une destination de leur choix. Les enfants se sont immédiatement mis d’accord pour aller à Abomey, qui se trouve à 140km de Cotonou. Abomey représente une des villes culturelle et historique du Bénin.
Nous faisons donc appel à votre générosité et engagement afin que le projet se réalise. C’est une collecte à connotation « urgente » car il nous reste deux semaines et nous sommes loin d’avoir les fonds suffisant pour le réaliser. Ainsi, chaque don est important et contribuera à apporter le bonheur de passer Noël « en famille » pour des enfants en complète rupture sociale. NOUS COMPTONS SUR VOUS !

• 12/12/14 : Mali : Mendicité : Une activité qui freine la scolarisation http://maliactu.net/mali-mendicite-une-activite-qui-freine-la-scolarisation/

La mendicité touche une grande partie des enfants au Mali. Plus 6664 enfants et des adultes pratiquent la mendicité dans le pays et seulement dans trois grandes localités du pays, les régions de Ségou et Mopti et le district de Bamako. Un fléau qui freine la scolarisation des enfants.

Au Mali, on distingue trois grandes catégories d’enfants : les enfants mendiants, les enfants talibés et les enfants sans attaches familiales ou les enfants des rues. A travers le programme de réinsertion des mendiants, une étude de la direction nationale du développement social avait recensé dans trois villes du Mali (Ségou, Mopti et Bamako) plus de 6664 enfants mendiants dont la scolarisation est compromise (8 %) à cause de la mendicité sur la voie publique, qui est pourtant, interdite dans notre pays.
L’incitation d’un mineur à la mendicité est répréhensible d’une peine allant de trois mois à un an d’emprisonnement (article 183 du code pénal). Pourtant, rien ne se fait pour endiguer ce fléau qui entraîne la dégradation des mœurs avec des enfants en bas âge voués au vagabondage et au vol.
A Ségou, dans les zones rizicoles, les talibés mendiants sont livrés à des activités champêtres au compte de leurs maîtres coraniques. Dans les villes, certains dorment dans les édifices publics, dans le marché ou sous les ponts et vivent généralement en groupe. Ils sont majoritairement des garçons (94 %) âgés de 5 à 14 ans, parfois plus jeunes accompagnés de leurs frères aînés ou par des parents biologiques ou non. Parfois, ils sont jumeaux ou faux jumeaux. Certains de ces enfants sont pour la plupart d’origine rurale ayant migré vers la ville, et un tiers d’entre eux sont orphelins.
Le phénomène prend chaque année une nouvelle tournure. Les autorités sont invitées dans le cadre de la protection des droits de l’enfant à agir pour freiner ce fléau qui alimente le banditisme dans les grandes agglomérations.

• 15/12/14 Les enfants-commerçants de nos villes
http://www.france-guineeequatoriale.org/les-enfants-commercants-de-nos-villes/

Les enfants qui pratiquent la vente ambulante dans notre pays sont, chaque jour, plus nombreux. Même s’il est difficile de donner des statistiques chiffrées, cette réalité est palpable. On trouve ces enfants-commerçants ambulants dans tous les quartiers, dans toutes les rues du pays, proposant aux passants tous types de produits : eaux fraîches, boissons, sucreries, vêtements d’occasion, etc.
Généralement, ces enfants-commerçants appartiennent à des familles économiquement défavorisées, selon ce que nous avons pu constater. Beaucoup d’entre eux, en réponse à des entretiens individuels, disent se consacrer à cette activité pour pouvoir s’acheter du matériel scolaire, ou pour aider leurs parents avec les dépenses de la maison. Quant aux parents interrogés, beaucoup considèrent qu’il est normal qu’un enfant travaille pour contribuer au foyer.
En réalité la question ici n’est pas de savoir si les mineurs doivent travailler ou non, mais bien de quel type de travail il s’agit et dans quelles conditions ils le font. Et, dans notre cas, les “enfants des rues”, comme on les appelle dans les ONG, travaillent dans la vente ambulante en pleine rue, traversant les routes où ils pourraient se faire renverser par une voiture, ou exposant leurs marchandises de maison en maison dans les quartiers les plus reculés, s’exposant à des abus sexuels et ou à des viols dont ils sont souvent victimes. C’est un véritable motif de préoccupation et, bien qu’on entende ici et là que seuls les enfants d’immigrés arrivés depuis le boom pétrolier se consacrent à cette activité, ce qui est sûr c’est que, enfants d’immigrés ou non, cette activité met en danger leur vie, et, comme on peut s’y attendre, les conduit souvent à abandonner l’école, ce qui est contraire à leurs droits.
En définitive, la situation des mineurs de notre pays est alarmante. Selon les données trouvées sur le web de l’ILO, 27% des enfants de 5 à 12 ans travaillent dans différents secteurs : bars, restaurants, ventes ambulantes, transports, marchés, ateliers, agriculture et même dans le nettoyage des rues pendant la nuit. Ceci met en évidence le degré de mise en œuvre de la Convention relative aux droits de l’enfant dans notre État. Ces enfants-commerçants éparpillés dans les rues de nos villes sont la preuve flagrante de la violation continue des engagements établis dans la Convention relative aux droits de l’enfant dans notre pays.
La Convention relative aux droits de l’enfant a été approuvée le 20 novembre 1989 par l’Assemblée Générale des Nations-Unies, et est entrée en vigueur dans notre pays le 15 juillet 1992. Vingt-deux années après, on a le sentiment que le temps s’est arrêté, la situation des mineurs de notre pays n’a pas changé, au contraire, elle s’est même aggravée. Ce qu’il manque dans notre pays c’est « un mécanisme indépendant et efficace, doté de ressources humaines et financières adéquates, accessible aux enfants, responsable de surveiller l’application de la Convention, et répondant avec sensibilité et rapidité aux plaintes des enfants », ainsi que le conseillait le Comité des Droits de l’Enfant des Nations Unies.

• 17/12/14 : Village pilote : favoriser la réinsertion des enfants au Sénégal http://www.lyoncampus.info/Village-pilote-favoriser-la-reinsertion-des-enfants-au-Senegal_a4394.html

L’association Village Pilote travaille depuis 20 ans au Sénégal pour la réinsertion des enfants des rues de 3 à 22 ans par des écoutes mobiles auprès des enfants dans les rues, de la médiation familiale, des dispositifs sociaux et médicaux et de la formation professionnelle. Ses objectifs sont de mettre en place un dispositif d’identification, d’approche et de mise en confiance des enfants en rupture en vue de leur sortie de rue ou de prison afin de favoriser la réinsertion scolaire, sociale et professionnelle des enfants. Village Pilote informe et sensibilise tous les acteurs concernés par cette problématique : institutions locales et internationales, prisons, marabouts, familles, enfants…)
L’antenne Village Pilote Rhône-Alpes a pour objectif d’apporter soutien et accompagnement au réseau de bénévoles pour mener des actions de sensibilisation, de collectes de fonds, de création de partenariat pour appuyer les activités de Village Pilote au Sénégal. L’Antenne Rhône-Alpes est également un relai pour la recherche de bénévoles, stagiaires et mécènes de compétences pour soutenir ses projets et son aide auprès des enfants des rues. Elle se donne également comme objectif à travers ses différents projets de promouvoir les valeurs centrales de l’association : l’enrichissement mutuel, le vivre-ensemble, la lutte contre la violence et l’indifférence, l’ouverture vers l’autre, l’éducation à la citoyenneté et à la coopération internationale.

16/12/14 : Enfants des rues de Lubumbashi : comment peuvent-ils retrouver le sourire ?
http://www.impact.cd/enfants-des-rues-de-lubumbashi-comment-peuvent-ils-retrouver-le-sourire/

La capitale du cuivre est réputée pour ses richesses et pourtant elle n’est pas épargnée par le phénomène des enfants des rues. Quel parcours proposer à ces enfants pour les réinsérer ? Voici l’exemple d’une structure qui réalise un travail unique en RDC, notamment grâce à ses centres d’accueil et de réinsertion.
À Lubumbashi, tous les enfants des rues connaissent les « Œuvres Maman Marguerite1 » (OMM). Créée en 1994, cette structure salésienne prend soin de 750 enfants des rues dans la ville phare du Katanga ; des filles et garçons, âgés de 6 à 22 ans. Son objectif est double : réinsérer les jeunes dans leurs familles et leur offrir une scolarisation pour leur permettre d’apprendre un métier.
« La détection des jeunes »
Les assistants sociaux et responsables des OMM effectuent des « rondes » de nuit, dans les rues de Lubumbashi. Aux enfants, ils présentent les possibilités que leur apporteraient les centres : aide à la réintégration dans leur famille, apprentissage d’un métier, espoir d’un avenir meilleur. Les enfants des rues viennent dans ces centres de leur plein gré uniquement.
« Enfants… de la rue ? »
Nous le savons tous, ces enfants ne sont pas nés de la rue. La plupart d’entre eux ont encore leurs parents. Il y a donc eu une rupture entre l’enfant et sa famille. Quelles en sont les raisons ? Comment un jeune peut-il quitter ses propres parents, et comment des parents peuvent-ils chasser leur propre enfant ? Les causes les plus fréquentes de rupture familiale sont : les décès et séparations des parents, les familles recomposées, les problèmes financiers, les problèmes de comportement (violence, vol, mensonge) ou encore les accusations de sorcellerie.
« Tu es un enfant sorcier »
C’est la raison souvent évoquée par les parents ou les tuteurs pour se débarrasser de leur enfant. Alimentées par les églises du réveil, ces croyances affirment que les enfants sont la cause de souffrances et de malédictions. Les enfants fuient ou les parents prennent peur et refusent de garder l’enfant chez eux.
Quatorze maisons à Lubumbashi
Il faut veiller à ne pas favoriser le phénomène « enfants des rues ». Lorsque l’on commence à aider, il y a un risque important de créer le besoin. « Donnez un repas à un enfant et vous verrez toutes les familles des alentours qui vont vous laisser leurs enfants, avec le ventre vide, alors qu’elles ont de quoi les nourrir ». C’est pour cette raison que les OMM sont très vigilantes à l’histoire de chaque jeune. Ainsi, le centre du premier accueil, Bakanja Ville, situé en plein centre-ville n’accueille les jeunes garçons que lorsqu’ils ont déjà passé au moins trois mois dans la rue, qu’ils acceptent de reprendre contact avec leur famille et d’aller à l’école. Cependant, il arrive que la famille n’accepte pas de reprendre son enfant, que l’enfant refuse de rentrer dans sa famille. La réinsertion sera longue. Dans chacun de ces cas, après plusieurs mois passés au centre Bakanja Ville, les jeunes sont orientés au « Bakanja Centre ».
Ce deuxième centre, situé vers la « Kenya », offre aux jeunes un rattrapage scolaire. A partir de seize ans, les jeunes partent ensuite dans des centres de formation professionnelle, dans lesquels ils restent trois ans. Ces centres (centre Magone, Maison des Jeunes, centre Chem Chem, centre Jacaranda, Cité des Jeunes) leur permettent l’apprentissage d’un métier dans des domaines variés : construction, soudure, art et cuivre, cordonnerie, menuiserie, mécanique et agriculture.
Tout au long du processus de scolarisation et de professionnalisation, les assistants sociaux rencontrent chaque jeune personnellement. L’enjeu est de l’amener à prendre de lui-même les bonnes décisions pour sa vie. Ainsi, au long des années passées dans les maisons OMM, le jeune reste libre de rester ou de partir, de choisir son métier, de franchir lui-même le pas vers sa famille ou non. Il est de la responsabilité de chaque jeune de s’en sortir.
Quel lien est entretenu avec les familles des enfants ?
Avant toute réintégration d’un enfant des rues, l’assistant social effectue préalablement trois à cinq visites dans la famille d’origine pour essayer de préparer le terrain familial et réduire les obstacles aux bonnes relations entre parents et enfant. En outre, il prépare l’enfant à retrouver sa famille (à titre d’exemple, au cours de l’année 2012-2013, les assistants sociaux ont effectué 425 visites pour sensibiliser les parents et préparer un retour de leur enfant). Une fois l’enfant et sa famille réunifiés, l’équipe des OMM assure le suivi de la situation (732 visites après réintégration en 2012-2013).
Les journées de conscientisation
Chaque année, les centres organisent deux journées de « conscientisation » pour les parents. Ces journées sont des moments festifs (acrobaties, chants, danses et spectacles sont préparés par les jeunes) et permettront la sensibilisation des familles (conférences sur l’enfant et l’importance de sa famille, sur l’éducation et le développement de l’enfant). C’est aussi l’occasion de renouer ou renforcer le lien familial, par des rencontres en tête à tête.
Et les jeunes filles… ?
Le centre de premier accueil pour les filles comparable à celui de Bakanja Ville est la Maison Katimel. Il accueille actuellement 25 filles. En fonction de leur histoire et de leur profil, elles sont orientées vers l’une des quatre maisons de Magone Filles et Sainte-Famille. Celles-ci organisent des formations sur l’apprentissage de la découpe et de la couture, du tricotage, de la broderie et du jardinage.
Et après ?
Mais que deviennent les jeunes à la fin de leur formation ? S’en sortent-ils ? Arrivent-ils à trouver du travail ? Il est vrai que chaque année, des enfants retournent dans la rue. La réintégration sociale n’est pas simple et ne se fait pas du jour au lendemain. La formation doit être structurante, éduquer la personne, l’aider à se situer au sein de la société et l’engager vers la voie de l’autonomie. C’est le jeune qui doit être en mesure de décider de sa vie et ne pas être dans une dépendance perpétuelle.
Ainsi, la Fondation Maïsha poursuit le travail réalisé par les Œuvres Maman Marguerite pour la formation professionnelle des jeunes. Elle a pour objectif d’encadrer les jeunes issus des écoles et centres salésiens, après leurs trois années de formation professionnelle, pour leur recrutement professionnel et l’intégration dans la vie active. Suivant de très près les finalistes de chaque section, la fondation Maïsha est là pour orienter et conseiller chacun des jeunes qui le souhaitent. Elle organise régulièrement des sessions de formation pour renforcer les capacités des jeunes : comment faire un CV, une lettre de motivation, comment se comporter dans la vie professionnelle, comment créer sa propre entreprise ainsi que des cours de gestion, comptabilité, marketing et autres outils pour les jeunes qui veulent commencer à leur propre compte. La pérennité des actions des OMM dépend de la générosité de tous (particuliers, ONG, entreprises organisations d’Eglise). 14 maisons d’accueil, 750 jeunes, 1 200 repas par jour. Ces chiffres en disent long sur le budget des OMM qui s’élève à 539 000 $ par an. Donner 1 $ par jour pendant un an (calculé sur la base de 365 jours) permet d’assurer :
> La nourriture d’un jeune pendant un peu plus d’un an (14,5 mois) ;
> L’hygiène et les soins médicaux de 7 jeunes pendant un an ;
> L’éducation d’un jeune pendant un an et demi.
Sachant qu’un jeune reste environ six ans dans le cursus salésien, le coût de l’ensemble de son parcours est de 4 312$.
Mélanie Sirdey-Coid

18/12/14 : Plus de 7600 mendiants dans les rues : Dakar, capitale de la manche
http://senego.com/2014/12/18/plus-de-7600-mendiants-dans-les-rues-dakar-capitale-de-la-manche_204537.html

Dakar est la capitale de la mendicité. Une image qui fait honte et qui place notre pays dans le lot de ces états qui ne respectent pas les droits élémentaires des hommes notamment ceux des enfants.
Selon les résultats d’une étude pilotée par le ministère de la Justice et publiés par l’Obs, il y a dans la région de Dakar 7600 mendiants dont le quart réside dans le département de Pikine et 1006 daaras dont 27,4% sont établis à Pikine.
De quoi rester alerte devant ces chiffres livrés hier par la Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants.
L’interpellation est faite aux autorités de l’Etat et de la Ville pour désamorcer cette bombe à retardement avant que ces derniers ne s’invitent sur le marché de l’emploi. A défaut d’une bonne insertion, ils risquent d’aller grossir les rangs des chômeurs chroniques et des malfaiteurs

• 18/12/14 : Dakar, capitale de la manche : Plus de 7600 mendiants dans les rues !
http://www.koldanews.com/2014/12/18/dakar-capitale-de-la-manche-plus-de-7600-mendiants-dans-les-rues_270981.html

Dakar est la capitale de la mendicité. Une image qui fait honte et qui place notre pays dans le lot de ces états qui ne respectent pas les droits élémentaires des hommes notamment ceux des enfants.
Selon les résultats d’une étude pilotée par le ministère de la Justice et publiés par l’Obs, il y a dans la région de Dakar 7600 mendiants dont le quart réside dans le département de Pikine et 1006 daaras dont 27,4% sont établis à Pikine.
De quoi rester alerte devant ces chiffres livrés hier par la Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants.
L’interpellation est faite aux autorités de l’Etat et de la Ville pour désamorcer cette bombe à retardement avant que ces derniers ne s’invitent sur le marché de l’emploi. A défaut d’une bonne insertion, ils risquent d’aller grossir les rangs des chômeurs chroniques et des malfaiteurs

• 21/12/14 : http://www.afia-fev.org/index.php/cause/accompagnement-psycho-social-des-enfants-desoeuvres-dans-la-ville-de-bukavu

1. CONTEXTE DU TRAVAIL D’AFIA-FEV

1.1. Présentation de la situation et des problèmes

La protection et la promotion des droits des enfants en général, et des enfants des rues, en particulier, constituent un impératif universel à la fois pour la survie et le développement des enfants. Cela doit demeurer l’une des préoccupations majeures de tout Etat épris du souci de son développement. Selon toute vraisemblance, cette vision a guidé le Gouvernement de la RD.CONGO lors de la ratification de la Convention relative aux Droits des Enfants (CDE) en 1990.Toutefois, la ratification de cette convention n’a pas été suivie des mesures concrètes d’application. La présence de plusieurs enfants vivant et travaillant dans les rues des différentes villes de la RDCONGO en est la preuve.
La ville de Bukavu regorge des milliers d’enfants et jeunes vivant et travaillant dans les rues, victimes des difficultés socio économiques, de la paupérisation, des conséquences des conflits armés qui ont secoué l’Est du pays dans les années antérieures. La violence, les abus, l’exploitation et la discrimination ne sont pas seulement des violations de droits de l’homme, ils constituent également des obstacles à la survie et au développement harmonieux de ces enfants.
Actuellement, la guerre étant officiellement terminée, les affrontements continuent dans certaines contrées environnant la ville de Bukavu. Ces affrontements se déroulent entre les forces gouvernementales et certains groupes armés incontrôlés. Cette situation continue d’entraîner un déplacement des populations fuyant les exactions, les tueries et les viols commis par des militaires incontrôlés de l’armée gouvernementale d’une part, et par les éléments armés issus de ces bandes d’autre part. Il s’observe beaucoup de cas d’insécurité dans ces contrées. Cela entraîne comme conséquence, la recrudescence de l’insécurité dans les périphéries de la ville de Bukavu. Pour le moment, de nombreuses familles déjà pauvres reçoivent en déplacement d’autres familles nombreuses venant ainsi amplifier la misère vécue depuis longtemps par ces familles hôtes. Cet exode rural fait à ce que ces familles installées dans la ville de Bukavu après abandon de leurs activités de champs et d’élevage n’aient ni occupation, ni logement sûr, ni alimentation certaine.
Leurs enfants n’étudient pas et errent à longueurs des journées dans le centre ville à la recherche de la survie. Selon une étude qui a été faite à Bukavu en avril 2011 par le PEDER, il a été démontré que 63,05% des enfants des rues provenaient de la périphérie de Bukavu. Il s’agit des enfants issus des familles déplacées, des enfants séparés de leurs familles pendant la guerre, des enfants victimes des violences domestiques, des enfants issus des familles pauvres, des familles polygamiques, des familles nombreuses, enfants accusés de sorcellerie, enfants nés hors mariage, enfants orphelins, … Beaucoup de ces enfants finissent par trouver refuge dans la rue.
Depuis plusieurs années, les fonctionnaires de l’Etat reçoivent un salaire qui n’est pas en mesure de subvenir aux besoins des ménages. Avec cette situation, la conséquence est claire : les mineurs se retrouvent sans protection ni soins. Ils n’ont aucune assistance dans leur environnement social immédiat. L’effondrement des structures économiques entraîne continuellement l’effondrement des structures sociales telles que les familles, les écoles, … au sein d’une population très pauvre qui n’est toujours pas arrivée au bout de ses peines.
En termes d’éducation des enfants, le taux de déscolarisation continue à s’accroître à cause de l’incapacité des parents à assurer les frais scolaires de leurs enfants. L’Etat n’a toujours pas assuré les salaires décents aux enseignants et les charges liées au fonctionnement des écoles. Les enfants déplacés et déscolarisés des milieux ruraux viennent gonfler les rangs d’autres enfants déscolarisés qui inondent déjà les rues Bukavu.
Le risque pour les enfants et jeunes des rues de basculer dans des situations de violence dont ils pourraient tantôt être victimes, tantôt auteurs est réel aujourd’hui. Au-delà du risque, la réalité est là aujourd’hui : la violence et la criminalité ont atteint leur paroxysme dans la ville de Bukavu.
Dans les procédures habituelles d’AFIA-FEV, les enfants sont contactés dans les rues et. Ils se familiarisent petit à petit avec à l’équipe restreint d’animateurs. De la causerie les enfants obtiennent un adulte de confiance qui ne leur jette pas des mots méchant, ils ont donc un soutien affectif, deux fois la semaine nous organisons dans la rue avec les enfants certaines activités comme l’écoute, les jeux et la documentation. Les enfants en conflits avec leurs familles nous proposent une médiation familiale que nous réalisons et qui abouti à la réunification familiale. Pour stabiliser les enfants en famille, les parents sont appuyés en micro crédit pour démarrer un AGR pouvant permettre de subvenir aux besoins des enfants et surtout la scolarité.
Actuellement, les enfants des rues dans la ville de Bukavu constituent un phénomène non seulement bouleversant mais aussi inquiétant en ce sens que, mis en situation de souffrance et de grande vulnérabilité, ils constituent une poudrière si on n’en prend pas garde. Autrement, c’est toute une génération d’enfants qui est en voie de disparition en l’absence d’une intervention significative et pertinente.
Les familles d’origine de ces enfants sont piégés dans un environnement qui les désavantage de façon totalitaire dans ce sens que la situation dans laquelle ces familles se trouvent ressemble à une prison, d’où il est impossible de s’échapper par leurs propres moyens.
Cet environnement qui place les familles dans l’impossibilité de jouer le rôle d’appui pour leurs membres. Cela est la conséquence du chômage, de l’irrégularité de l’emploi, des revenus trop faibles et irréguliers et de l’endettement démesuré. Dans ces conditions, il est alors impossible pour ces familles de se procurer de la nourriture, des vêtements, une éducation et toutes sortes de denrées qui sont précieuses aux yeux des gens dans la société « normale ».
Par ailleurs, l’effondrement ou la non-existence des structures ou institutions faisant office de garants sociaux (gouvernement ou communauté) censés faire
respecter la loi et l’ordre ont une grande responsabilité dans la spirale de violence qui prévaut actuellement. Les autorités nationales et locales n’arrivent pas à empêcher l’apparition de ce fléau social et les politiques sociales ne prennent pas en compte les dangers que présente cette situation.
C’est donc dans ce contexte difficile que se réalise le travail d’AFIA-FEV depuis 2006. Ce travail continue à se réaliser dans la perspective de renforcement des actions de protection et de développement des enfants et jeunes des rues et surtout de ceux particulièrement vulnérables de par leur état de rupture familiale et sociale.
Pour ce faire, l’Association des femmes infirmières pour aider les femmes et enfants violés et vivant avec le VIH Sida, vous cette demande dans le souci de renforcer des actions d’accompagnement psycho social et de réinsertion socio-économique des enfants. L’accompagnement de leurs familles et d’autres catégories d’enfants en situation difficile constitue un ensemble des mécanismes que nous mettons en place pour sauver ces enfants.

1.2. Groupe cible d’AFIA-FEV

Notre association travail pour les femmes et enfants violés et celles vivant avec le VIH Sida, cependant face à la misère et à la souffrance des enfants de la rue, nous nous sommes décidé d’apporter à cette catégorie d’enfants notre cœur à travers différentes activités que nous organisons à leur faveur. Nos actions touchent également les familles de ces enfants, les familles vulnérables vivant dans des milieux défavorisés dont la vie en famille expose les enfants à entrer dans la rue.
Les actions du PEDER en faveur cette cible se réalisent dans un contexte socio-économique difficile où les familles vivent des situations d’extrême pauvreté et où les structures étatiques de prise en charge des enfants sont en total disfonctionnement.

2. Objectifs du projet.

2.1. Objectif global

Le présent projet s’assigne l’objectif global d’améliorer la situation sociale et économique des enfants de la rue pour une cohésion sociale et paix durable.

2.2. Objectifs spécifiques

– Faciliter le processus de réinsertion familiale et sociale pour 100 enfants des rues par an,
– Assurer l’éducation formelle et l’apprentissage des métiers à plus ou moins 30 enfants des rues chaque année,
– Doter d’AFIA-FEV d’un cadre en dehors de la ville de Bukavu pour encadrer les enfants de la rue,
– Impliquer les enfants dans le dynamisme de changement des mentalités des communautés.

2.3. Résultats attendus

– Résultat 1 : Le processus de réunification et de réinsertion familiale et sociale des enfants des rues est amélioré.
– Résultat 2 : L’inscription des enfants dans les écoles et l’apprentissage des
Métiers et effective.
– Résultat 3 : Les capacités opérationnelles du PEDER sont renforcées. »

• 21/12/14 : Atelier Inde et Enfants des rues http://padem.org/pedagogie/atelier-inde-sensibilisation-enfants-des-rues/

L’atelier commence avec une petite introduction sur l’Inde. A travers des questions, l’animateur essaye de connaître ce que les enfants savent déjà de l’Inde. (« Sur quel continent se trouve l’Inde ? » « Quels animaux y-a-t-il ? » etc.). Des photos montrent différentes facettes du pays ; le Taj Mahal, les éléphants, la nourriture, les marchés. L’animateur leur demande ce qu’ils voient et ce qui est différent chez nous. Les enfants se rendent compte que les fruits ne sont pas vendus comme chez nous mais dans des marchés à ciel ouvert, que les vaches sont saintes et ne peuvent pas être tuées et que le trafic est plus chaotique que chez nous etc. Il faut laisser assez des temps pour répondre à des questions éventuelles. Différents sujets peuvent être abordés ; la religion, l’éducation…
Les conditions difficiles en Inde
Dans un deuxième temps, les enfants voient que la vie en Inde n’est pas toujours facile, des photos aident à rendre certaines réalités plus intelligibles. Des photos d’enfants des rues peuvent les perturber, il est donc important que l’animateur donne des explications et qu’il réponde à toutes les questions éventuelles.
L’histoire de Victor
Après avoir expliqué la réalité de certains enfants des rues, l’animateur lira l’histoire de Victor. Ce récit sera suivi de certaines questions afin de provoquer une discussion. (« Décrivez le quotidien de Victor ! » « Quelles solutions y-a-t-il pour Victor ? » « Comment sera très probablement son futur ? » etc.). Après ce récit, il sera parlé plus globalement des enfants des rues en Inde, leurs conditions et pourquoi ils en sont arrivés là. Quelques solutions peuvent être proposées même s’il s’agit surtout d’un problème structurel.
Le jeu des sachets
A la fin de l’atelier, les enfants peuvent se mettre dans la peau d’un enfant des rues à l’aide du« jeu des sachets ». Ils doivent fabriquer un maximum de sachets en papier afin de gagner assez d’argent pour s’acheter de quoi manger. Au début l’animateur leur expliquera la vie de ces enfants et pourquoi ils doivent travailler pour survivre et faire survivre leurs familles. Après une première démonstration les élèves se mettent au travail. Après un quart d’heure, tous les sachets seront mis en commun et il sera évalué combien de nourriture ils pourraient acheter avec l’argent gagné théoriquement avec la fabrication des sachets. Les élèves verront ainsi de façon ludique, que la vie d’un enfant travailleur peut être très dure et monotone.

Ils ont parfois à peine 5 ans. Orphelins ou simplement chassés de chez eux, ils se retrouvent à la rue. Littéralement. Réduits à mendier ou à commettre de petits délits. Mais à Ngozi, dans le nord du Burundi, quelqu’un s’occupe d’eux. Un Burundais qui vit maintenant à Québec. La rue, il la connaît. Il y a grandi.
Ngozi, Burundi - Le soleil plombe sur la cour, en ce milieu d’avant-midi. Abdoul Irakoze frotte vigoureusement une Toyota Spacio bleu foncé, tachée de cette terre ocre qui recouvre les routes poussiéreuses du Burundi. Le garçon de 17 ans fait partie de la dizaine d’enfants de la rue qui travaillent au lave-auto de Ngozi, le seul de la deuxième ville du Burundi.
Le car wash, comme on l’appelle ici, a été construit sur la route nationale, qui traverse la ville. Il permet à ces adolescents abandonnés à eux-mêmes d’avoir un revenu. L’objectif est de leur permettre de se trouver un toit. C’est d’ailleurs la seule condition d’embauche : qu’ils quittent la rue.
C’est Kira, une petite organisation non gouvernementale (ONG) mise sur pied par Diomède Niyonzima, un Burundais qui vit aujourd’hui à Québec, qui a loué le terrain et construit le lave-auto, en mars dernier. Une suite logique pour ce jeune trentenaire qui s’occupait déjà de six enfants de la rue avant d’immigrer au Canada, en 2011.
« Chaque samedi et dimanche, je les traînais dans ma voiture, on allait au marché, on faisait les courses, on jouait au soccer et on se préparait à manger », raconte M. Niyonzima
Après avoir rejoint sa conjointe et leurs enfants à Québec, il s’est inquiété pour ses anciens protégés. L’idée de fonder Kira est née lors d’une discussion dans un bar.
À coups de billets de 20 $ donnés par ses amis, il a pu continuer à aider les enfants de Ngozi, par l’entremise d’un ami là-bas. Mais le nombre de bouches à nourrir augmentait. « Ces repas hebdomadaires, ça aidait les enfants, explique-t-il, mais il fallait qu’on passe au niveau supérieur et qu’on trouve comment les sortir de la rue. »
De la rue à l’université
Si Diomède Niyonzima se préoccupe autant du sort des enfants de la rue, c’est qu’il est lui-même passé par là. Lors du génocide de 1993, au Burundi, il a perdu 43 membres de sa famille, dont ses parents. Il avait 13 ans.
« Je suis resté quatre à six mois dans un camp de déplacés, où je voyais les gens mourir de faim, de soif, de choléra », raconte-t-il.
Un jour, pour fuir, il s’est accroché à l’arrière du camion qui apportait l’eau au camp. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé à Ngozi, dans la rue. « Il a fallu que je survive comme ces autres enfants qui sont dans la rue aujourd’hui », dit-il.
Un coiffeur l’a pris sous son aile, lui permettant de dormir dans son commerce à condition de passer le balai. Puis il a appris à coiffer, ce qui lui a permis de reprendre les classes. « J’allais à l’école le matin et l’après-midi, je coiffais pour gagner l’argent pour me nourrir et pour m’acheter un stylo ou autre chose. »
Le principe de la dot
Pour 3000 francs burundais (2,25 $), soit environ le coût de deux grandes Primus, la bière de l’Afrique des Grands Lacs, les automobilistes peuvent faire laver leur voiture en ville, au lieu d’aller dans la rivière. Un tiers de la somme va aux jeunes de la rue, un tiers à leurs encadreurs et le dernier tiers à Kira.
Ces fonds ainsi que les dons recueillis au Québec permettent de trouver une famille d’accueil aux jeunes enfants de la rue, de 5 à 15 ans, et de les envoyer à l’école. Et l’ONG s’est inspirée de la tradition burundaise de la dot pour faire fructifier son oeuvre : plutôt que de donner de l’argent aux familles, elle leur remet une vache ou des chèvres. En échange, le premier veau (ou chevreau) doit lui revenir, afin qu’elle puisse le donner à une autre famille, qui accueillera un autre enfant.
Dans le huitième pays le plus pauvre de la planète, où « les services sociaux n’existent presque pas », se désole Diomède Niyonzima, l’idée plaît tant aux autorités qu’aux commerçants, qui notent « moins de mendicité » depuis l’ouverture du lave-auto, en mars dernier, certifie Alphonse Ndagijimana, président du conseil d’administration de la branche burundaise de Kira.
Diomède Niyonzima aimerait voir Kira prendre de l’ampleur et aider d’autres enfants qui vivent dans la rue, dans d’autres villes du Burundi. « Moi, je ne fais que semer une graine, dit-il. Je ne veux pas sauver le monde, mais cette graine, une fois arrosée et entretenue, elle donnera des fruits.

• 23/12/14 : Les violences sexuelles à l’égard des enfants des rues égyptiens ne peuvent plus être tolérées
http://blogs.worldbank.org/arabvoices/fr/sexual-violence-against-egypt-s-street-children-can-no-longer-be-ignored

Les violences faites aux femmes égyptiennes ont été l’objet d’une large couverture dans les journaux, et les témoignages foisonnent sur le Web. Si l’on ne regarde pas les titres de trop près, le nombre important d’articles pourrait conduire un observateur non averti à penser que les médias se sont beaucoup intéressés à la vie quotidienne des enfants des rues d’Égypte. En fait, on aurait de bonnes raisons de conclure qu’il y a eu une prise de conscience concernant la prévalence et la quasi-normalité des violences sexuelles auxquelles les très jeunes enfants sont confrontés tous les soirs dans les villes et villages de ce pays.
Je travaille avec les enfants des rues égyptiens depuis des années, et lorsque ces petites filles — et ces petits garçons — sont abandonnés devant la porte des refuges où nous nous occupons d’eux — après qu’ils se soient fait violer, tirer dessus, voire tuer —, on nous dit simplement qu’aucun crime n’a été commis car « aucun citoyen n’est impliqué dans ces faits ».
Je me suis vite rendu compte que les histoires horribles que les journaux racontent concernent d’autres catégories de filles égyptiennes : qu’elles soient jeunes ou vieilles (« welaad naas »), elles font partie de la population active et de la classe moyenne. Et même si cela me réjouit que leurs histoires soient connues du public et que la société égyptienne dans son ensemble soit informée de ces atrocités, j’avoue trouver très troublant le fait que les horreurs que nos enfants des rues subissent quotidiennement ne soient jamais mises au premier plan de la même manière.
Les articles sur le harcèlement sexuel et les agressions sexuelles parlent souvent de « citoyennes honorables » qui se sont fait violer, et de « citoyennes confrontées à des injustices flagrantes », mais jamais des souffrances des exclus que sont les enfants des rues ! Ceux-ci sont d’ailleurs plus ou moins considérés par certains comme des citoyens de seconde zone, et ont de très faibles chances d’avoir ne serait-ce qu’une carte d’identité nationale.
Je me rappelle par exemple du cas d’une petite fille prénommée Maya et âgée de sept ans (les violeurs pensent que plus l’enfant est jeune, moins ils ont de chances de contracter le VIH), qui ne vivait dans la rue que depuis quatre jours lorsque quatre hommes l’ont violée. Je trouve assez désespérant que les drames comme celui-ci passent quasiment inaperçu, et qu’ils ne suscitent pas le même niveau d’intérêt et d’indignation que ceux d’autres femmes et jeunes filles.
Les violences sexuelles sont une réalité quotidienne pour les enfants des rues, et il en a été ainsi quel que soit le chef de l’État. Les enfants des rues sont privés de toute protection sociale depuis bien trop longtemps, et je me suis dit qu’en écrivant ceci je parviendrais peut-être à mettre en lumière un phénomène qui horrifie bien des gens mais reste largement méconnu. En écrivant ceci, peut-être parviendrai-je à inciter les autorités à revoir le système de protection sociale égyptien de manière à ce qu’il protège mieux les plus vulnérables de nos enfants, ceux qui vivent dans la rue.
Ce que je cherche à dire ici, c’est qu’il s’agit de l’aspect le plus affreux de la rue mais que, comme avec une personne, même une amie, ce sont des choses que vous ne voyez que si vous passez suffisamment de temps avec elle !
C’est la réalité de la vie, et on ne peut pas l’ignorer éternellement. En tant que société, nous avons l’obligation de briser ce tabou : parler des violences sexuelles que subissent les femmes dans la rue est une première étape salutaire, mais nous devons à présent nous armer de courage pour aborder aussi le sujet des enfants des rues et des cicatrices que leurs bourreaux leur infligent.
Dans ce domaine, beaucoup d’attention a été portée plus tôt cette année au fait qu’une victime d’agression avait été marquée avec un couteau. Je me suis beaucoup interrogée sur la signification à accorder au timing de cet événement : le mois dernier, j’ai emmené l’une des filles des rues dont je m’occupe chez un chirurgien esthétique qui avait généreusement offert de pratiquer gratuitement les actes de chirurgie reconstructrice nécessaires pour la débarrasser des cicatrices qu’elle et bien d’autres avaient gardées de ces agressions.
En effet, les cicatrices font partie de la culture des viols de rue : toutes les filles et tous les garçons qui sont violés sont « marqués ». Cette « marque », généralement une ligne incurvée sous l’œil de la victime, a pour but de montrer que celle-ci n’est plus vierge. Les agressions sexuelles suivantes, et elles seront nombreuses, donneront lieu à de plus petites marques ailleurs sur le corps. Une fille, qu’aucune des personnes travaillant au refuge ne pourra jamais oublier, a eu de la chance : elle est parvenue à échapper aux cicatrices sur le visage, mais il lui a quand même fallu 16 points de suture dans le bas du dos à la suite du coup de couteau qu’elle a reçu en échappant à ses violeurs.
De la même manière que les gens sermonnent les enfants des rues parce qu’ils sont dans la rue au lieu d’être à la maison, en ignorant toutes les raisons pour lesquelles ils sont dans la rue, les femmes qui se font agresser se font réprimander. Ces réprimandes suggèrent que si ces femmes étaient restées sagement à la maison, elles ne se seraient pas fait agresser, et que ce qui leur est arrivé est donc de leur faute. Il est temps de rappeler qui sont les fautifs : lorsque nous parviendrons à faire cela, nos rues seront plus sûres pour tout le monde.
Et tant que nous n’éliminerons pas les idées fausses reçues qui circulent sur les enfants des rues, tant que nous ne briserons pas nos tabous pour parler enfin des dimensions effrayantes qu’ont prises les violences sexuelles (et les autres formes de violences) qui sont perpétrées à leur encontre, et tant que nous ne nous pencherons pas sérieusement sur les améliorations à apporter à notre système de protection sociale et à nos services d’allocations et de tutelle pour qu’ils aident mieux ces enfants et qu’ils les protègent vraiment, nous n’aurons rien accompli.
Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur seul et ne reflètent pas nécéssairement le point de vue de la Banque mondiale.

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