Suivez-nous sur :

Revue de Presse Avril 2015

Revue de Presse Avril 2015

• 13 avril 2015

http://www.enqueteplus.com/content/situation-des-talibes-le-s%C3%A9n%C3%A9gal-jette-de-l%E2%80%99or-dans-la-rue

Le Sénégal jette de l’or dans la rue

6 H30 mn dans une ville du Sénégal. Des groupes d’enfants en haillons, pieds nus, courent vers le marché, la sébile à la main. Depuis des siècles, ils font partie du décor de ce pays musulman à plus de 90% de sa population. Certains parents trouvent normal de laisser leurs enfants dans ces conditions pour respecter leurs conceptions des principes de la religion. Il est vrai que tout ce qu’une société trouve normal passe comme lettre à la poste à travers la « conscience collective », celle-ci étant généralement le produit de cette société. Pourtant aucune société n’est figée. Au contraire, comme un organisme vivant, elle se modifie au fur et à mesure qu’elle modifie son environnement pour s’y adapter.

Nos consciences contemporaines peuvent-elles, doivent-elles, s’accommoder de pareilles pratiques ? Comment s’y prennent d’autres parents des pays musulmans, comme le nôtre, pour inculquer à leurs enfants leur religion sans les faire souffrir ? On objectera que la souffrance est une part essentielle dans la voie qui mène vers Dieu. C’est incontestable, l’initiation, profane ou sacrée, dans toutes les sociétés traditionnelles, à toutes les époques, comportait une part de souffrance. Mais ces enfants n’en payent-ils pas trop ? Une étude sur les origines sociales de ces enfants qui peuplent la rue montrerait sans doute qu’ils proviennent des couches les plus défavorisées de la société sénégalaise. Les sénégalais jouissant d’un minimum de moyen n’envoient pas leurs enfants « dans la rue » pour étudier le Coran, à moins que cela ne soit un acte de punition pour les « enfants difficiles ».

Un sursaut national est donc une nécessité pour que cette situation apparaisse à chacun de nous anormale. Il ne suffit plus, pour se donner bonne conscience, de leur offrir en passant des pièces de monnaie, des morceaux de sucre ou les restes d’un repas. Certes, ce sont des gestes, qui proviennent du cœur ou sont inspirés par la religion, mais l’inconvénient majeur est de les enfoncer davantage dans cette situation par une légitimation tacite. Il est donc urgent de convoquer les Assises nationales pour cette catégorie d’enfants. La société ne doit pas rester indifférente à leur sort difficile. Chacun de nous les voit « travailler » le jour. Mais imagine-t-on leurs conditions de vie pendant la nuit : comment dînent-ils ? Où dorment-ils ? Comment vivent-ils la vie de jungle entre eux ? Comment vivent-ils leurs maladies, leurs blessures, leur faim ... ? Le premier étranger qui débarque dans le pays s’interrogera sur la pertinence du concept de « Téranga » bien vendu à l’extérieur comme le symbole de la générosité des sénégalais, si tant est que charité bien ordonnée commence par soi moi-même.

Les Chefs religieux, les Parents, l’Etat, la société civile doivent se rencontrer pour discuter et trouver la solution à ce problème. C’est pire que les inondations et c’est plus important que toutes les manifestations que les médias audiovisuels couvrent et diffusent quotidiennement. Nous ne devons plus continuer à cohabiter avec cette pratique, certes bien intentionnée, mais qui charrie beaucoup de souffrances pour nos enfants. En effet, d’autres modes d’éducation sont possibles, il suffit de débattre de la question de manière sereine pour trouver une issue heureuse à cette épineuse question. A terme, c’est le Sénégal qui sera le grand gagnant parce qu’il aura à bénéficier du maximum de potentialités de chacun de ses enfants, quel que soit son milieu social. Combien de génies sont ainsi perdues par une société qui cherche à émerger ? Les « talibés » méritent un nouveau regard.

Bélé Tagarédjé

• 20 avril 2015

http://www.seneweb.com/news/Societe/journee-du-talibe-mamadou-wane-assimile-_n_153117.html

Journée du Talibé : Mamadou Wane assimile à de l’esclavage les enfants dans la rue

« La mendicité forcée des talibés équivaut à l’esclavage des temps modernes, c’est de la servitude. C’est vraiment une honte nationale et internationale d’avoir autant d’enfants dans des conditions misérables ». La déclaration est de Mamadou Wane, coordonnateur de la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l’homme (PPDH) lors de la journée de célébration du talibé ce 20 avril. Et déplore ce phénomène visible, qui se passe sous le nez et la barbe des autorités. « Ces enfants ne sont pas dans des coulages mais, dans des quartiers, dans les rues. Ils sont à côté du délégué de quartier, de l’imam, du policier, du Procureur, et autres. Tous ces gens les voient chaque jour se faufiler dans les rues, sans réagir », souligne-t-il.
Selon le coordonnateur de la PPDH, ces enfants sont victimes de l’inefficacité des politiques publiques, du non application des lois. « Le système de protection au niveau communautaire ne répond plus, ne constitue plus le premier filet de protection de l’enfant », a déploré le sieur Wane. Pour lui, l’Etat doit utiliser l’argent du contribuable sénégalais pour protéger ces enfants talibés.
De l’avis de M. Wane, l’Etat a failli à ses engagements. « Malgré des efforts qui ont été faits, le phénomène de la mendicité des enfants persiste. Parce qu’il y a un recul de l’Etat devant la situation. Et, ce recul, n’est rien d’autre que des calculs de politiques politiciennes », va-t-il soutenu.
Pour lui, la responsabilité incombe à tout le monde. Parce que les gens doivent aussi avoir le courage de dénoncer des pratiques culturelles et sociales qui ne valorisent pas la personne humaine. Et, la société civile doit aussi s’interroger sur ses méthodes d’intervention.
« Ces enfants ne sont pas dans des coulages mais, dans des quartiers, dans les rues. Ils sont à côté du délégué de quartier, de l’imam, du policier, du Procureur, et autres. Tous ces gens les voient chaque jour se faufiler dans les rues, sans réagir », souligne-t-il. Selon le coordonnateur de la PPDH, ces enfants sont victimes de l’inefficacité des politiques publiques, du non application des lois. « Le système de protection au niveau communautaire ne répond plus, ne constitue plus le premier filet de protection de l’enfant », a déploré le sieur Wane. Pour lui, l’Etat doit utiliser l’argent du contribuable sénégalais pour protéger ces enfants talibés. De l’avis de M. Wane, l’Etat a failli à ses engagements. « Malgré des efforts qui ont été faits, le phénomène de la mendicité des enfants persiste. Parce qu’il y a un recul de l’Etat devant la situation.
Et, ce recul, n’est rien d’autre que des calculs de politiques politiciennes », va-t-il soutenu. Pour lui, la responsabilité incombe à tout le monde. Parce que les gens doivent aussi avoir le courage de dénoncer des pratiques culturelles et sociales qui ne valorisent pas la personne humaine. Et, la société civile doit aussi s’interroger sur ses méthodes d’intervention.
Cheikhou AIDARA

• 20 avril 2015
http://www.hrw.org/fr/news/2015/04/20/senegal-une-decennie-d-abus-dans-des-ecoles-coraniques

Sénégal : Une décennie d’abus dans des écoles coraniques

Les autorités ont failli à leur responsabilité de poursuivre les auteurs d’abus et de réglementer les écoles.

« Les exactions commises par ces prétendus maîtres sont visibles par tous chaque jour et malgré tout, la police et le système judiciaire continuent de s’abstenir d’ouvrir des enquêtes et de leur faire rendre des comptes. Pour la société sénégalaise, c’est comme si les souffrances des talibés se trouvaient dans un angle mort. »
Corinne Dufka, directrice de recherches sur Afrique de l’Ouest
(Dakar, le 20 avril 2015) – Depuis l’adoption, il y a une décennie, d’une loi visant à protéger les enfants contre la traite et pratiques assimilées, le Sénégal n’a porté devant la justice qu’un petit nombre d’affaires concernant le trafic et la mise à la mendicité forcée d’élèves d’écoles coraniques par des maîtres abusifs, ont déclaré aujourd’hui Human Rights Watch et la Plateforme pour la Promotion et la Protection des Droits de l’Homme (PPDH), une coalition de 40 organisations non gouvernementales internationales et sénégalaises.

Des dizaines de milliers d’enfants sont exposés au risque de subir des sévices et d’être exploités en dépit de cette loi de 2005, ont ajouté ces organisations. Des travailleurs sociaux, des responsables gouvernementaux et des militants interrogés en janvier 2015 par Human Rights Watch, ont exprimé leur conviction que le nombre de garçons, connus sous le nom de talibés, qui subissent des exactions dans les écoles coraniques, lesquelles ne sont pas réglementées, est en augmentation, et que des enfants de plus en plus jeunes sont affectés. Une cartographie des écoles coraniques, ou daaras, effectué en 2014 par le gouvernement, a permis de constater que plus de 30 000 garçons sont soumis à la pratique de la mendicité forcée dans la seule région de Dakar.

« Au cours de la dernière décennie, des dizaines de milliers d’enfants ont été exploités sous couvert d’éducation, battus par leurs prétendus maîtres et soumis à des conditions de vie déplorables dans des écoles qui ne devraient pas être autorisées à fonctionner », a déclaré Mamadou Wane, coordonnateur de la PPDH. « Le signal que donne le gouvernement, en renonçant à enquêter et à traduire en justice les personnes qui commettent ces abus, est que les vies de ces enfants ne valent pas la peine d’être protégées. »

Plusieurs travailleurs sociaux, employés par l’État ou non, ainsi que des militants, ont souligné que la situation s’est détériorée au cours de l’année écoulée. Un travailleur social qui s’est occupé de talibés pendant cinq ans a affirmé que les enfants exploités sont désormais forcés de rapporter des quotas journaliers d’argent et de denrées encore supérieurs, et qu’ils sont maintenant exploités non seulement par leur maître mais aussi par la femme de celui-ci, par ses assistants d’éducation et par des talibés plus âgés.

Durant deux semaines en janvier 2015, Human Rights Watch a interrogé neuf talibés ainsi que 21 responsables gouvernementaux, membres d’organisations œuvrant pour le bien-être des enfants, travailleurs sociaux, responsables religieux, parents et maîtres d’écoles coraniques, afin d’évaluer l’étendue des abus et les progrès effectués dans le but de traduire en justice les auteurs d’abus. Les talibés, âgés de 5 à 15 ans, ont été interrogés à Dakar et à Saint-Louis, une des plus grandes villes du Sénégal et un centre important d’études coraniques, dans le nord du pays. Des centaines d’autres enfants ont été observés, mendiant dans les rues et vivant dans des daaras insalubres. Ces travaux de recherche viennent s’ajouter à de précédentes recherches effectuées en 2010 et 2014 par Human Rights Watch sur la pratique de la mendicité forcée au Sénégal.

• 21 avril 2015
http://www.pressafrik.com/Journee-nationale-du-talibe-DOYNA-STOP-a-la-Mendicite-des-Enfants-au-Senegal-Collectif_a135045.html

LETTRE OUVERTE à Monsieur Macky Sall Président de la République du Sénégal

Monsieur le Président de la République

Nous sommes un Collectif de fait « DOYNA STOP à la Mendicité des Enfants au Sénégal », composé de simples citoyens et d’associations de défense et de protection des enfants mendiants du Sénégal, associations sincères qui œuvrent depuis longtemps pour cette cause et qui sont fatiguées d’essayer d’arrêter la mer avec leur bras.
Ce collectif a pour unique but l’interdiction de la mendicité des enfants et afin de bien marquer notre différence avec certaines mauvaises pratiques qui perdurent autour des enfants mendiants, nous disons d’emblée que nous n’acceptons aucun financement d’où qu’il vienne, nous cotisons et nous dépensons plus d’énergie que d’argent pour essayer de sensibiliser et changer les consciences.

Cela fait un an maintenant que nous faisons des manifestations pacifiques à des dates symboliques comme le 16 Juin (Journée internationale de l’Enfant Africain) et le 20 novembre (Journée Internationale des Droits de l’Enfant), pour sensibiliser l’État et le peuple sénégalais sur la situation dramatique de ces enfants, véritables rebuts de la société sénégalaise ; nous avons participé au Forum Social Africain en octobre dernier à Dakar et notre stand a connu une grande fréquentation, car ce sujet préoccupe la plupart des Sénégalais et des Africains, même s’ils n’ont pas forcément de cadre approprié pour pouvoir exprimer cette préoccupation. Nous avons également participé récemment à la marche de commémoration de la mort des 9 jeunes talibés dans un incendie à la Médina.
Aujourd’hui, 20 avril, il parait que c’est la « journée nationale du talibé », bien que ce mot n’englobe pas tous les enfants mendiants dont nous nous préoccupons, nous saisissons cette occasion symbolique pour vous exprimer notre désespoir au sein du Collectif, le désarroi des associations de plus en plus dépassées par l’ampleur de la tache de soutien et de réinsertion, le malaise grandissant de la Société Civile Sénégalaise qui n’en peut plus de ravaler sa honte tous les jours devant l’horrible spectacle de ces enfants déguenillés, couverts de plaies et de maladies, sales, affamés, souvent enrôlés par les bandits des rues, à la merci de toutes les prédations notamment des pervers …
Ce dramatique spectacle est aussi un facteur important d’incompréhension et de dénigrement de notre pays par tous les touristes et étrangers foulant notre sol, il est vraiment temps de trouver une solution durable et digne pour notre pays, pour ces enfants qui sont le devenir de notre pays, notre avenir est hypothéqué, car comment autant d’enfants pourront-ils sortir indemnes de cette vie que le mauvais sort et la négligence de notre société leur a offerte comme un cadeau empoisonné et devenir des adultes responsables… Nous nous permettons de vous interpeller sur la loi 2005-06 qui n’est pas appliquée ou si peu, alors qu’elle stipule clairement l’interdiction de mendier et la criminalisation de la traite des personnes mineures…
Les enfants sont des êtres vulnérables qui ont besoin de la protection de l’État, et de la même façon qu’un voleur est puni par la loi, arrêté et enfermé, de la même façon, un maltraiteur, exploiteur ou violeur d’enfant devrait l’être encore plus, car c’est bien plus grave que de voler, et tous doivent être égaux devant la loi, et la loi existe bel et bien…Elle aurait été certainement mieux appliquée si l’interdiction de mendier ne visait que les enfants, au moins dans un premier temps…
Et les personnes désireuses de donner leurs oboles aux enfants pourraient bien se rendre dans les daaras non loin de chez eux, afin de le leur donner directement dans l’enceinte sécurisée de leur lieu de vie et d’études… Les Sénégalais peuvent bien faire cet effort… Donc il n’est nullement question d’interdire de donner l’aumône, mais plutôt d’interdire la mendicité qui est clairement une sorte de racolage dans la rue, surtout concernant des enfants.
Cette loi qui, si elle était strictement appliquée, permettrait déjà aujourd’hui même, de protéger un grand nombre d’enfants, car des criminels traversent nos frontières, se prétendant à tort maitre coranique et viennent réduire des enfants en esclavage sous nos yeux. Afin de résoudre tous ces problèmes, nous savons que vous travaillez à un projet de loi de modernisation des daaras depuis un certain temps, et que vos prédécesseurs y travaillaient aussi, mais nous trouvons juste ce temps vraiment long, très long, car cela fait des années que ce sujet est d’actualité…
Nous sommes conscients que ce projet de loi, lorsqu’il sera adopté, pourra résoudre beaucoup des difficultés évoquées dans cette lettre. Monsieur le président, nous vous demandons respectueusement d’accélérer la cadence si cela est possible, car en attendant des dizaines de milliers d’enfants souffrent mille martyres tous les jours et ce n’est pas digne de notre pays. Voici un extrait de notre manifeste du 16 Juin : Nous, Collectif de Citoyens Sénégalais et d’Associations de défense des droits des enfants, déclarons solennellement en ce jour du 16 Juin 2014 Journée de l’Enfant Africain
- Que nous ne voulons plus voir d’enfants mendiants dans les rues du Sénégal, nous ne voulons plus être les témoins impuissants de leur terrible souffrance
- Que l’État du Sénégal en tant que garant de la Cohésion Sociale et de l’ordre public, ne PEUT plus fermer les yeux sur ce fléau qui gangrène notre société, nos rues, nos cœurs et nos enfants.
- Que l’État du Sénégal en tant que responsable de la protection des plus faibles et en tant que signataire de nombreux traités internationaux de protection de l’enfance doit remplir sa mission et TOUTE sa mission.
- Que l’État du Sénégal est en infraction par rapport à tous ces traités et qu’il est coupable de NON-ASSISTANCE à enfants en danger
- Que ces enfants sont l’AVENIR de notre pays, c’est donc notre avenir que nous hypothéquons !
- Que la mendicité des enfants doit être purement et simplement INTERDITE ! La loi de 2005-06 doit être appliquée et si nécessaire renforcée.
- Que l’état du Sénégal doit financer TOUTES les solutions à mettre en œuvre pour l’après-interdiction, quelle que soit leur nature, politique, culturelle, religieuse, éducative, familiale, etc…
Nous refusons d’entrer dans des débats complexes culturels ou religieux ou de tout autre nature, nous disons juste :
- DOYNA STOP A LA MENDICITÉ DES ENFANTS !
- DOYNA STOP A LA SOUFFRANCE DES ENFANTS MENDIANTS
- LA PLACE D’UN ENFANT N’EST PAS DANS LA RUE !
- LA PROTECTION DE L’ENFANT EST UN DROIT !
Nous espérons de tout cœur que cette lettre sera entendue et comprise comme étant notre contribution citoyenne à la bonne marche de notre cher pays, nous espérons que très bientôt, ces visions traumatisantes d’enfants, errant dans nos rues avec leur horrible souffrance en bandoulière, ne seront plus que mauvais souvenirs. Nous comptons sur vous, Monsieur le Président, le Collectif vous remercie par avance pour toute action allant dans le sens de notre requête légitime…

Veuillez agréer Monsieur le Président de la République, nos très respectueuses salutations.

LES MEMBRES DU COLLECTIF DOYNA STOP À LA MENDICITÉ DES ENFANTS

• 21 avril 2014

http://africaleadnews.com/mendicite-a-dakar-plus-de-30-000-talibes-dans-les-rues-hrw-denonce-la-responsabilite-de-letat/

Mendicité à Dakar : Plus de 30.000 talibés dans les rues, HRW dénonce la responsabilité de l’Etat

IGFM – (Dakar) La journée internationale des enfants de la rue a été marquée par des débats de fond sur les problèmes des enfants talibés qui subsistent toujours dans la capitale sénégalaise. Suite à une enquête gouvernementale, ayant révélé un chiffre de 30.000 enfants dans la seule région de Dakar, Human Rights World dénonce un manque de volonté de l’Etat sénégalais, dix ans après le vote de la loi interdisant la mendicité forcée des enfants.
Un rapport, publié ce lundi 20 avril, par Human Rights Watch et la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l’homme (PPDH) remet au goût du jour le problème de la gestion de la mendicité des enfants au Sénégal.
Si les maîtres coraniques sont accusés de faire mendier plus de 30.000 enfants dans la seule région de Dakar, l’Etat est accusé d’avoir faillir à ses responsabilités à ce niveau.
« Il y a très peu de cas qui ont été inquiétés ou bien jugés. Mais la police, les procureurs, sont mandatés pour protéger les enfants et pour appliquer les lois. Et les enfants qui sont en train d’être abusés, ce n’est pas caché. Donc, nous demandons plus d’enquêtes. On veut plus de poursuites contre les maîtres coraniques qui sont en train d’abuser les enfants », estime Corinne Dufka, directrice de recherche sur l’Afrique de l’Ouest à HRW.
Pour Mamadou Wane, coordonnateur de la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l’homme (PPDH), Il n’y a pas d’excuses pour un non application de la loi contre la mendicité des enfants. Il faut rappeler que celle-ci traîne depuis une décennie.
« Peut-être qu’il y a des calculs, à mon avis politiciens. Ils pensent que s’ils s’attaquent à ça, ils risquent de perdre un certain électorat. Voilà, nous, comment on réfléchit. Mais aujourd’hui ce que nous disons tout simplement, même s’il faut perdre l’électorat, au moins qu’on le perde avec des principes, mais qu’on n’ait pas peur d’affronter aujourd’hui ceux qui se servent de ces enfants pour les exploiter ou pour les mettre dans des conditions inhumaines ».
Diouma SOW

• 21 avril 2015
http://www.rfi.fr/afrique/20150421-senegal-human-rights-watch-exploitation-enfants-ecoles-coraniques-talibe-mendicite/

Sénégal : HRW dénonce l’exploitation des enfants des écoles coraniques

Il y a dix ans, le Sénégal votait une loi interdisant la mendicité forcée des enfants. Une décennie plus tard, le phénomène persiste et des enfants passent leurs journées dans les rues à mendier pour rapporter les 500 francs CFA demandés par leurs maîtres coraniques aux yeux de tous. La loi n’est pas appliquée, selon un rapport publié ce lundi 20 avril par Human Rights Watch et la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l’homme (PPDH).
Avec notre correspondante à Dakar, Carine Frenk
Selon une enquête gouvernementale, dans la seule région de Dakar, plus de 30 000 talibés, 30 000 élèves d’écoles coraniques, sont contraints de mendier chaque jour. Pour Human Rights Watch, les autorités ont failli à leurs responsabilités.
« Il y a très peu de cas qui ont été inquiétés ou bien jugés. Mais la police, les procureurs, sont mandatés pour protéger les enfants et pour appliquer les lois. Et les enfants qui sont en train d’être abusés, ce n’est pas caché. Donc, nous demandons plus d’enquêtes. On veut plus de poursuites contre les maîtres coraniques qui sont en train d’abuser les enfants », estime Corinne Dufka, directrice de recherche sur l’Afrique de l’Ouest à HRW.
Cette façon de traiter les enfants, c’est de l’esclavage pour Mamadou Wane, coordonnateur de la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l’homme (PPDH). Il n’y a pas d’excuses à ne pas appliquer la loi : « Peut-être qu’il y a des calculs, à mon avis politiciens. Ils pensent que s’ils s’attaquent à ça, ils risquent de perdre un certain électorat. Voilà, nous, comment on réfléchit. Mais aujourd’hui ce que nous disons tout simplement, même s’il faut perdre l’électorat, au moins qu’on le perde avec des principes, mais qu’on n’ait pas peur d’affronter aujourd’hui ceux qui se servent de ces enfants pour les exploiter ou pour les mettre dans des conditions inhumaines. »

• 22 avril 2015
http://www.afrik.com/senegal-human-rights-watch-denonce-l-exploitation-des-enfants-des-ecoles-coraniques

Sénégal : Human Rights Watch dénonce l’exploitation des enfants des écoles coraniques

La situation des enfants des écoles coraniques au Sénégal préoccupe Human Rights Watch. Les enfants passent leurs journées dans les rues à mendier afin de remettre leurs gains à leur maîtres coraniques. Selon un rapport publié par Human Rights Watch, la situation de ces enfants ne s’est guère améliorée malgré une loi de 2005 interdisant la mendicité forcée des enfants. La mendicité forcée des enfants perdure au Sénégal malgré une loi interdisant cette pratique depuis 2005. La situation de ces enfants inquiète les organisations de défense des droits humains, particulièrement Human Right Watch (HRW), qui a publié ce lundi un rapport sur leurs conditions, à l’occasion de la journée mondiale des talibés.
La responsabilité de l’Etat en question
D’après une enquête gouvernementale, à Dakar, la capitale sénégalaise, près de 30 000 talibés, nom donné aux élèves d’écoles coraniques, sont forcés à mendier chaque jour. Pour Human Rights Watch, la loi de 2005 n’est pas respectée, de plus, les autorités sénégalaises ont manqué à leur responsabilité.
Afin de lutter contre ce phénomène, Human Rights Watch souhaite que les maîtres coraniques qui abusent des enfants soient poursuivis, or « il y a très peu de cas qui ont été inquiétés ou bien jugés, les enfants sont en train d’être abusés, ce n’est pas caché », a déclaré à RFI la directrice des recherches sur l’Afrique de l’Ouest à HRW.
De son côté, la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l’Homme, considère la mendicité des talibés comme de l’esclavage, « il n’y a pas d’excuses à ne pas appliquer la loi ». Cette organisation s’insurge contre l’inactivité de l’Etat, « peut-être qu’il y a des calculs, à mon avis politiciens, ils pensent que s’ils s’attaquent à ça, ils risquent de perdre un certain électorat ».
Le Sénégal connaît un nombre important de talibés qui arpentent les rues afin de ramasser quelques pièces pour ensuite les remettre à leur maîtres coraniques. Ces enfants vivent dans des conditions précaires et sont parfois battus par leur maîtres qui n’hésitent pas à pousser les enfants aux larcins et confisquer leur butin. E effet, les talibés sont souvent accusés de vols d’animaux domestiques et d’objets, notamment les téléphones portables.

27/04/2015

http://geopolis.francetvinfo.fr/senegal-la-mendicite-forcee-des-enfants-ou-lesclavage-des-temps-modernes-60003

Sénégal : la mendicité forcée des enfants ou « l’esclavage des temps modernes »

Officiellement, la mendicité forcée est interdite par la loi au Sénégal. Mais des milliers d’enfants de plus en plus jeunes, les « talibés », sont exploités par les maîtres coraniques qui les jettent dans la rue. Dans un rapport publié le 20 avril 2015, Human Rights Watch et l’ONG sénégalaise PPDH dénoncent « l’esclavage des temps modernes ». Géopolis a recueilli leurs témoignages.
Ils arpentent quotidiennement les rues des grandes villes du Sénégal. On les voit partout à Dakar, dès le lever du jour. Des enfants aux pieds nus et en haillons, la sébile à la main. Les talibés sont confiés généralement à des maîtres coraniques censés leur prodiguer une éducation religieuse. Ce sont des élèves de l’Islam. Dès leur plus jeune âge, vers 5-6 ans, l’élève étudie le Coran et termine son apprentissage à l’adolescence. Dans les faits, il n’y a rien de tel. Ils vivent dans la précarité et sont forcés de mendier et de rapporter à leurs maîtres des « quotas journaliers d’argent sous peine d’être battus ». Des enfants à l’avenir incertain et privés de leurs droits.
Interrogé par Géopolis, Mamadou Wane, coordinateur de la PPDH, une ONG sénégalaise des droits de l’Homme, dénonce ce qu’il qualifie d’esclavage des temps modernes et d’une honte nationale : « Sous le soleil de plomb, le froid, le harmattan, la pluie, le talibé mendiant vit tous les jours dans la peur de ne pouvoir rapporter la somme exigée (parfois jusqu’à 2000 francs CFA, un peu plus de trois euros). Ils sont sévèrement frappés et parfois enchaînés en cas de refus. »
Une décennie d’abus en toute impunité
Dans la seule région de Dakar, ils seraient plus de 30.000 garçons à la merci de leurs maîtres qui ont droit de vie et de mort sur les jeunes talibés. Pourtant, le Sénégal dispose depuis 2005 d’une loi qui interdit la traite et l’exploitation d’enfants dans les écoles coraniques.
Pour Corinne Dufka, directrice de Human Rights Watch pour l’Afrique de l’Ouest, le Sénégal a failli à ses responsabilités de poursuivre les auteurs d’abus dans les écoles coraniques. Seuls une dizaine de maîtres ont été poursuivis en justice depuis 2005 : « La loi sénégalaise exige des procureurs et de la police qu’ils ouvrent une enquête sur toute activité criminelle lorsqu’il existe des indices crédibles que des abus ont été commis contre des enfants. Toutefois, malgré le caractère systématique et la visibilité des abus, les enquêtes et les poursuites judiciaires contre leurs auteurs sont extrêmement rares. »
Faut-il fermer les écoles coraniques ?
Oui, répond sans hésiter Mamadou Wane, coordinateur de l’ONG sénégalaise PPDH, il faut fermer toutes ces écoles qui ont dévié de leur mission d’offrir une éducation religieuse respectueuse des droits et de la dignité des enfants.

C’est aussi l’avis de Corinne Dufka de Human Right Watch. Elle appelle le gouvernement sénégalais à prendre ses responsabilités en appliquant les lois qui protègent ces enfants vulnérables.
Martin Mateso

REVUE DE PRESSE SORTIES VILLAGE PILOTE

• 10 Avril 2015

http://regardsdejeunes.com/video-sound-kopp-daara-j-family-village-pilote/

L’ONG Sénégalaise Village Pilote, fondée en 1994, passe une nouvelle étape dans son combat pour la réinsertion durable des enfants de la rue. Apres plus de 20 ans d’un travail de fond sur le terrain, l’association se lance dans une grande phase de sensibilisation de l’opinion publique.

C’est avec le célèbre groupe Daara J Family, connu pour son engagement et ses actions sociales, que Village Pilote prend la parole, en chanson.
« Sound Kopp », c’est le nom du nouveau titre qui devrait envahir les ondes des radios sénégalaises et internationales.
« Sound Kopp », c’est l’histoire de deux immenses artistes qui ont pris le temps d’aller à la rencontre des enfants de la rue, les écouter et créer avec eux.
« Sound Kopp », c’est la chance extraordinaire pour des enfants qui étaient devenus invisibles aux yeux de la société́, de chanter aux côtés de leurs artistes préfères et de partager avec le public tout l’entendu leur talent.
Une chanson composée et écrite par Daara J Family en collaboration avec les enfants de Village Pilote. Adressé à la société́, aux autorités et à tous les Sénégalais, le titre « Sound Kopp » est un appel lancé à tous pour faire évoluer la situation et en finir avec les problématiques « enfants des rues ».

Le groupe Daara J Family dévoile un beau et touchant clip avec les enfants du village pilote, une association qui œuvre pour le bien-être des enfants de la rue. Bravo à Ndongo et Faada Freedy. Des patriotes et des citoyens modèles. Ecoutez-moi cette chanson !!!

• 24 avril 2015

(Vidéo) Découvrez le clip de Daara J Family Sound Kopp
Posté le : avril 24th, 2015 | Mise à jour le : avril 25th, 2015
Dara Ji
IGFM – People (Dakar) L’ONG Sénégalaise Village Pilote, fonde le en 1994, passe une nouvelle étape dans son combat pour la réinsertion durable des enfants de la rue. Après plus de 20 ans d’un travail de fond sur le terrain, l’association se lance dans une grande phase de sensibilisation de l’opinion publique.

C’est avec le célèbre groupe Daara J Family, connu pour son engagement et ses actions sociales, que Village Pilote prend la parole, en chanson.
« Sound Kopp », c’est le nom du nouveau titre qui devrait envahir les ondes des radios sénégalaises et internationales.
« Sound Kopp », c’est l’histoire de deux immenses artistes qui ont pris le temps d’aller à la rencontre des enfants de la rue, les écouter et créer avec eux
« Sound Kopp », c’est la chance extraordinaire pour des enfants qui étaient devenus invisibles aux yeux de la société, de chanter aux cotes de leurs artistes préfèrent et de partager avec le public tout l’étendu leur talent.
Une chanson composée et écrite par Darda J Family en collaboration avec les enfants de Village Pilote. Adresse à la société, aux autorités et a Tous les Sénégalais, le titre « Sound Kopp » est un appel lance à tous pour faire évoluer la situation et en finir avec les problématiques « enfants des rues ».

AGISSEZ MAINTENANT!
NOS ACTIONS